{"id":4071,"date":"2017-11-11T16:05:34","date_gmt":"2017-11-11T15:05:34","guid":{"rendered":"https:\/\/lyc-jules-ferry.fr\/?p=4071"},"modified":"2017-11-11T16:05:34","modified_gmt":"2017-11-11T15:05:34","slug":"laventure-du-goncourt-continue-nos-jures-selectionnent-leurs-trois-ouvrages-preferes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lyc-jules-ferry.fr\/?p=4071","title":{"rendered":"L&rsquo;aventure du Goncourt continue&#8230; nos jur\u00e9s s\u00e9lectionnent leurs trois ouvrages pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Au cours d&#39;une apr&egrave;s-midi, alternant &eacute;changes et vifs d&eacute;bats autour des quinze ouvrages en lice, nos &eacute;l&egrave;ves ont vot&eacute; d&#39;une part pour leurs livres pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s mais aussi pour &eacute;lire leur d&eacute;l&eacute;gu&eacute;, charg&eacute; de repr&eacute;senter la classe lors de la d&eacute;lib&eacute;ration&nbsp;r&eacute;gionale.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t<img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"size-medium wp-image-6513 aligncenter\" height=\"296\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lyc-jules-ferry.scola.ac-paris.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/img_20171109_135055-680x384.jpg?resize=525%2C296\" style=\"\" title=\"\" width=\"525\" \/> ]\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Les trois livres choisis (tierc&eacute; donn&eacute; dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteur) sont : <span style=\"color:#008080;\"><strong><em>La disparition de Josef Mengele<\/em><\/strong>, d&#39;Olivier Guez &#8211; <strong><em>Bakhita<\/em> <\/strong>de V&eacute;ronique Olmi &#8211; <em><strong>Summer <\/strong><\/em>de Monica Sabolo<\/span><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">C&#39;est Damarys Bagassien Mohande, qui a &eacute;t&eacute; &eacute;lue par ses camarades pour d&eacute;fendre leur choix au sein de la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale, lundi 13 novembre.<\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">A l&#39;issue du vote de la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale d&#39;Ile-de-France, les trois livres retenus (en ordre al&eacute;atoire) sont : <span style=\"color:#000080;\">&nbsp;<strong><em>Bakhita<\/em> <\/strong>de V&eacute;ronique Olmi &#8211; <em><strong>Summer <\/strong><\/em>de Monica Sabolo- <strong><em>L&#39;art de perdre<\/em><\/strong> d&#39;Alice Zeniter<\/span><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-6560\" height=\"394\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lyc-jules-ferry.scola.ac-paris.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/deliberation-680x510.jpg?resize=525%2C394\" width=\"525\" \/><em>&nbsp; &nbsp; &nbsp; Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des lyc&eacute;es d&#39;Ile-de-France et des lyc&eacute;es fran&ccedil;ais &agrave; l&#39;&eacute;tranger lors de&nbsp;la d&eacute;lib&eacute;ration r&eacute;gionale&nbsp;le 13\/11<\/em>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><strong>R&eacute;sultat du vote final, jeudi 16 novembre !<\/strong><\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Et ne manquez pas les interviews en vid&eacute;o de nos &eacute;l&egrave;ves et professeurs &nbsp;sur les sites de nos partenaires presse la FNAC et Bab&eacute;lio.<\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=4c3fk4YXlGY\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=4c3fk4YXlGY<\/a>&nbsp;&nbsp; reportage de Bab&eacute;lio&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&quot;Durant le mois d&#39;octobre 2017, nous avons suivi les premi&egrave;res phases de lecture, d&eacute;lib&eacute;rations et rencontres du prix Goncourt des Lyc&eacute;ens 2017. Voici quelques paroles d&#39;&eacute;l&egrave;ves et d&#39;un professeur, d&#39;abord au lyc&eacute;e Jules Ferry (Paris 9e), puis &agrave; l&#39;universit&eacute; Jussieu (Paris 5e), qui nous racontent l&#39;op&eacute;ration.&quot;&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=j0Vh2ATe3Yw\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=j0Vh2ATe3Yw<\/a>&nbsp;reportage de la&nbsp;Fnac&nbsp; &quot;<span style=\"font-size:12px;\">30e &eacute;dition du Goncourt des Lyc&eacute;ens : ils ont la parole ! &quot;<\/span>\n<\/p>\n<p>\n\t<span style=\"font-size:16px;\">Et voici les toutes derni&egrave;res critiques de nos &eacute;l&egrave;ves, r&eacute;dig&eacute;es avec beaucoup d&#39;enthousiasme et de sinc&eacute;rit&eacute;. On y d&eacute;c&egrave;le un esprit critique de plus&nbsp;en plus aiguis&eacute;.<\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>L&#39;Art de perdre, <\/em><\/strong><strong>Alice Zeniter<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tNa&iuml;ma sait d&#39;o&ugrave; elle vient, mais personne ne lui en parle jamais. Son p&egrave;re Hamid&nbsp; a v&eacute;cu en Alg&eacute;rie toute son enfance, mais n&#39;en parle plus depuis longtemps. Quant &agrave; son grand-p&egrave;re il est mort avant qu&#39;elle puisse lui poser des questions. La seule personne qu&#39;elle pourrait interroger, sa grand-m&egrave;re Yema, ne parle&nbsp; pas la m&ecirc;me langue qu&#39;elle. Comment vivre sans conna&icirc;tre l&#39;histoire de sa famille, alors que de notre temps, les origines sont si importantes?<em>L&#39;art de perdre<\/em> est un livre fabuleux, qui retrace l&#39;histoire d&#39;une famille durant plusieurs g&eacute;n&eacute;rations.&nbsp; Nous commen&ccedil;ons le livre avec l&#39;histoire d&#39;Ali, suivi de celle d&rsquo;Hamid, et pour finir de celle de Na&iuml;ma. C&#39;est donc tr&egrave;s int&eacute;ressant de voir qu&#39; au fil du livre, les temps changent, par exemple: Yema et Ali sont mari&eacute;s de force, Hamid et sa femme sont tomb&eacute;s amoureux, et Na&iuml;ma encha&icirc;ne les relations et les ruptures.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tMais m&ecirc;me si ce &laquo;&nbsp;combo&nbsp;&raquo; g&eacute;n&eacute;rationnel est int&eacute;ressant, je dois avouer que je n&#39;ai pas du tout aim&eacute; toute la partie o&ugrave; Hamid rencontre sa femme et toute l&#39;histoire de Na&iuml;ma. J&#39;ai trouv&eacute; qu&#39;elle &eacute;tait de trop et que le livre aurait &eacute;t&eacute; meilleur sans, car le roman nous freine par sa longueur.Au contraire, j&#39;ai ador&eacute; toute la premi&egrave;re partie sur Ali, le livre parle tr&egrave;s bien de la guerre et de ses probl&egrave;mes. Par exemple avec cette phrase &quot; En quoi &ccedil;a sert l&#39;Alg&eacute;rie si je meurs&nbsp;? C&#39;est pas lui rendre service. Moi je suis jeune, je suis fort et j&#39;aime mon pays. Je veux &ecirc;tre l&agrave; pour le construire. Si les gars comme moi vont tous se faire tuer, qui va la construire, ton Alg&eacute;rie libre&nbsp;? Les vieillards et les femmes&nbsp;? &quot; Cette citation m&#39;a marqu&eacute;e car je trouve quelle explique bien le probl&egrave;me de beaucoup de guerres dans le monde, et c&#39;est aussi une question que je me pose au quotidien sur tout ce qui se passe en ce moment.Il y a aussi toutes les questions sur les tyrans, je trouve qu&#39;Alice Zeniter a parfaitement parl&eacute; du sujet &quot;Ceux qui veulent assez fort le pouvoir pour l&#39;obtenir, ce sont ceux qui ont des egos monstrueux, des ambitions d&eacute;mesur&eacute;es, ce sont tous des tyrans en puissance. Sinon ils ne voudraient pas cette place.&quot;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tCe que j&#39;ai aussi aim&eacute;, c&#39;est qu&#39;elle n&#39;idol&acirc;tre pas un camp ou un autre, elle parle justement des deux, et exprime aussi tr&egrave;s bien le choix que doivent faire les Alg&eacute;riens &agrave; cette &eacute;poque, choisir entre rester en Alg&eacute;rie leur pays natal, o&ugrave; ils ont tous v&eacute;cu eux et leurs anc&ecirc;tres, ou partir en France o&ugrave; ils seront en s&ucirc;ret&eacute; et o&ugrave; rien ne leur arrivera. &quot;Choisir son camp n&#39;est pas l&#39;affaire d&#39;un moment et d&#39;une d&eacute;cision unique, pr&eacute;cise. Peut-&ecirc;tre, d&#39;ailleurs, que l&#39;on ne choisit jamais, ou bien moins que ce que l&#39;on voudrait. Choisir son camp passe par beaucoup de petites choses, des d&eacute;tails. On croit n&#39;&ecirc;tre pas en train de s&#39;engager et pourtant, c&#39;est ce qui arrive.&quot;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tQuant &agrave; la partie du roman o&ugrave; ils sont en France, j&#39;ai beaucoup aim&eacute; le d&eacute;but, quand ils sont dans le camp de transit, je trouve tr&egrave;s int&eacute;ressant de voir cette famille essayer d&#39;avancer dans un pays qui n&#39;est pas le leur. Alice Zeniter le d&eacute;montre bien avec toujours une pointe d&#39;humour &quot;Ils ont tellement de papiers, tous ces fran&ccedil;ais, commente Yema dans la cuisine en secouant la t&ecirc;te. On se demande bien ce qu&#39;on peut faire ici sans les papiers. Mourir ? Moi je suis s&ucirc;re que m&ecirc;me pour &ccedil;a, ils te demandent les documents et que si tu les as pas, ils te maintiennent vivant jusqu&#39;&agrave; ce que tu les trouves&#8230; &quot;. Quant &agrave; Hamid, pendant tout le livre on grandit avec lui, on apprend &agrave; aimer avec lui, &quot;L&#39;amour, c&#39;est bien, oui, dit Ali &agrave; son fils, c&#39;est bon pour le c&oelig;ur, &ccedil;a fait v&eacute;rifier qu&#39;il est l&agrave;. Mais c&#39;est comme la saison d&#39;&eacute;t&eacute;, &ccedil;a passe. Et apr&egrave;s il fait froid.&quot;, mais on apprend aussi que grandir dans deux pays diff&eacute;rents cr&eacute;e un foss&eacute; entre deux personnes m&ecirc;me si elles sont de la m&ecirc;me famille &quot;La langue cr&eacute;e un &eacute;loignement progressif. L&#39;arabe est rest&eacute; pour eux un langage d&#39;enfant qui ne couvre que les r&eacute;alit&eacute;s de l&#39;enfance. Ce qu&#39;ils vivent aujourd&#39;hui, c&#39;est le fran&ccedil;ais qui le nomme, c&#39;est le fran&ccedil;ais qui lui donne forme, il n&#39;y a pas de traduction possible. Alors, quand ils s&#39;adressent &agrave; leurs parents, ils savent qu&#39;ils s&#39;amputent de toute une maturit&eacute; nouvelle et qu&#39;ils redeviennent des gamins de Kabylie. Il n&#39;y a pas de place dans les conversations entre l&#39;arabe qui pour eux s&#39;efface dans le temps et le fran&ccedil;ais qui r&eacute;siste &agrave; leurs parents, pour les adultes qu&#39;ils sont en train de devenir.&quot; Au fil du livre, on voit que Hamid renonce au fur et &agrave; mesure &agrave; ses origines, il commence par la religion, puis continue par la langue et finit par rompre avec son pass&eacute;.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tFinalement, ce livre est un tr&egrave;s bon livre m&ecirc;me si je le trouve trop long; il raconte tr&egrave;s bien l&#39;histoire de la guerre de l&#39;Alg&eacute;rie et ce qu&#39;elle a entra&icirc;n&eacute; avec elle, pendant plusieurs g&eacute;n&eacute;rations. Je finirai cette critique en parlant de la phrase qui m&#39;a le plus marqu&eacute;e dans tout le livre, &quot;Ce qu&#39;on ne transmet pas, &ccedil;a se perd, c&#39;est tout.Tu viens d&#39;ici mais ce n&#39;est pas chez toi &quot;. &nbsp;Un phrase tr&egrave;s forte qui d&eacute;montre bien tout ce qu&#39;ont ressenti les g&eacute;n&eacute;rations qui ont suivi la guerre car elle semble priver d&#39;une partie de leur pass&eacute; les personnes qui n&#39;ont pas connu le pays de leur famille ; personnellement, je pense qu&#39;on peut se sentir rattach&eacute; &agrave; la terre de nos anc&ecirc;tres sans y avoir jamais v&eacute;cu.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tEnfin, ce livre m&#39;a beaucoup touch&eacute;e car l&#39;histoire ressemble beaucoup &agrave; celle de ma famille: mon grand-p&egrave;re a quitt&eacute; l&#39;Alg&eacute;rie avec sa famille pendant la guerre et ne m&#39;en a pas beaucoup parl&eacute;. <strong>Gabrielle Manhes<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>L&#39;Ordre du Jour, <\/em><\/strong><strong>&Eacute;ric Vuillard<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"margin-left: -2.85pt; text-align: justify;\">\n\tDans <em>L&#39;Ordre du Jour<\/em>, l&#39;auteur nous fait p&eacute;n&eacute;trer dans les coulisses de l&#39;annexion de l&#39;Autriche par l&#39;Allemagne en 1938. &Eacute;ric Vuillard nous montre comment les grands industriels allemands de l&#39;&eacute;poque (et qui le sont toujours) ont aid&eacute; financi&egrave;rement Hitler apr&egrave;s la campagne &eacute;lectorale, qu&#39;ils ont donc une grande part de responsabilit&eacute; dans la mise en &oelig;uvre des projets d&#39;Hitler. Dans le livre, on se retrouve immerg&eacute; dans le contexte politique d&#39;avant-guerre. On assiste &agrave; l&#39;opposition entre deux dictateurs, Hitler et Schuschnigg, et on se rend compte du laxisme des dirigeants fran&ccedil;ais et britanniques devant les actes d&#39;Hitler en Autriche. C&#39;est un roman historique mais on peut appr&eacute;cier ce livre sans &ecirc;tre un passionn&eacute; d&#39;histoire.\n<\/p>\n<p style=\"margin-left: -2.85pt; text-align: justify;\">\n\tTout d&#39;abord, le livre a un grand int&eacute;r&ecirc;t historique, l&#39;auteur parle d&#39;un moment de l&#39;Histoire qui est peu racont&eacute; et qui est le d&eacute;but de l&#39;invasion allemande en Europe de l&#39;Est. Cette annexion de l&#39;Autriche ne fut pas militaire mais diplomatique, on suit tout au long du livre les n&eacute;gociations auxquelles le chancelier-dictateur Schuschnigg finit par c&eacute;der. L&#39;auteur a fait beaucoup de recherches pour parler avec pr&eacute;cision de certains aspects de cette annexion. Par exemple, le chemin des troupes allemandes pour arriver &agrave; Vienne et faire d&eacute;filer Hitler, le nom des principaux dirigeants nazis qui prenaient part aux n&eacute;gociations. J&#39;ai vraiment aim&eacute; le fait d&#39;&ecirc;tre un spectateur direct de l&#39;annexion.\n<\/p>\n<p style=\"margin-left: -2.85pt; text-align: justify;\">\n\tCependant, avant que l&#39;on ait p&eacute;n&eacute;tr&eacute; dans l&#39;Histoire, le premier chapitre est assez long et r&eacute;barbatif. Il est tr&egrave;s implicite et sans vraies pr&eacute;cisions. On comprend que vingt-quatre riches industriels sont dans une salle avec un dirigeant, aucune pr&eacute;cision n&#39;est donn&eacute;e sur les identit&eacute;s de chacun. L&#39;auteur pour d&eacute;signer les industriels dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;vingt-quatre masques&nbsp;&raquo;. Ce n&#39;est que dans le second chapitre que l&#39;on nous donne les noms des industriels (Bayer, Opel,etc.) et du dirigeant qui est le dictateur Adolf Hitler.\n<\/p>\n<p style=\"margin-left: -2.85pt; text-align: justify;\">\n\tDans cet ouvrage, l&#39;auteur relate un moment de l&#39;Histoire tragique mais il ne manque d&#39;ajouter des touches d&#39;humours qui sont remarquablement plac&eacute;es. Il y en a lors des r&eacute;unions entre les deux dictateurs, aussi l&#39;auteur voit le chancelier autrichien Schuschnigg comme un faible dictateur ayant peur d&#39;Hitler et se moque de lui. Dans <em>l&#39;Ordre du Jour<\/em>, l&#39;auteur a une vision sombre du contexte politique des ann&eacute;es 1930 mais il l&#39;att&eacute;nue avec son ton comique, par exemple lorsque Hitler est hors de lui lors d&#39;une r&eacute;union avec son homologue autrichien, Hitler qui para&icirc;t si puissant aux yeux de toute l&#39;Europe semble bien vuln&eacute;rable &agrave; ce moment-l&agrave;.&nbsp;<strong>Simon Anquetil<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>La disparition de Josef Mengele<\/em><\/strong><strong>, Olivier Guez<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tDans le cadre du prix Goncourt des lyc&eacute;ens, j&#39;ai eu l&#39;occasion de d&eacute;couvrir l&rsquo;&oelig;uvre d&#39;Olivier Guez, <em>La disparition de Joseph Mengele,<\/em> il s&#39;agit d&#39;un roman qui m&ecirc;le faits r&eacute;els et fiction. J&#39;ai appr&eacute;ci&eacute; ce livre et vous propose d&#39;en faire sa critique. <em>La disparition de Joseph Mengele<\/em> raconte l&#39;histoire d&#39;un des plus grands criminels de guerre allemands, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment la fuite du m&eacute;decin d&rsquo;Auschwitz, Joseph Mengele, alias Gregor, en Argentine.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tLa question qu&#39;un futur lecteur serait en mesure de se poser est &laquo; Est-ce qu&#39;un livre entier sur un criminel de guerre ne serait pas trop ennuyeux&nbsp;? Ne faut-il pas conna&icirc;tre le personnage pour comprendre l&rsquo;&oelig;uvre ?&raquo;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tJ&#39;ai trouv&eacute; ce livre tr&egrave;s int&eacute;ressant puisqu&#39;il ne retrace non pas la vie d&#39;un criminel hautement recherch&eacute; mais la vie d&#39;un simple homme, car l&#39;auteur a souhait&eacute; montrer &laquo; le petit homme qu&#39;&eacute;tait Joseph Mengele. &raquo; et n&#39;a donc pr&ecirc;t&eacute; attention qu&#39;au personnage qu&#39;il est devenu apr&egrave;s la chute du troisi&egrave;me Reich. Le livre est tr&egrave;s captivant, du moment o&ugrave; Mengele rencontre des anciens nazis, jusqu&#39;&agrave; sa noyade, Olivier Guez a cherch&eacute; &agrave; donner un rythme rapide au d&eacute;roulement du roman, et rappelle les exp&eacute;riences atroces de son personnage, son pass&eacute; inhumain. On y ressent la peur, la m&eacute;fiance, le doute qui suivent le protagoniste dans sa fuite.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tN&eacute;anmoins m&ecirc;me si l&#39;auteur r&eacute;ussi &agrave; nous captiver, le d&eacute;but du roman reste difficile &agrave; appr&eacute;cier&nbsp;&nbsp;&nbsp; pour ses descriptions incessantes, le protagoniste est en fuite, et l&#39;auteur n&#39;a de cesse de d&eacute;crire sa situation clo&icirc;tr&eacute;e dans son appartement. Cela donne des longueurs &agrave; plusieurs chapitres du roman.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tEn conclusion ce livre me semble int&eacute;ressant, il m&#39;a permis de prendre conscience que les criminels de guerre ont pour destin la fuite et ne seront jamais tranquilles jusqu&#39;&agrave; leur mort. Ce livre est un moyen de transmettre les horreurs de la guerre et la capacit&eacute; humaine &agrave; mal agir au nom d&#39;une id&eacute;ologie.&nbsp;<strong>Stel Yus<\/strong>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tA la fin de la seconde guerre mondiale, le docteur Josef Mengele, m&eacute;decin chef du camp d&rsquo;extermination d&rsquo;Auschwitz, prend la fuite d&rsquo;abord dans l&rsquo;Allemagne en lib&eacute;ration, puis r&eacute;ussit &agrave; quitter le territoire allemand pour l&rsquo;Am&eacute;rique du Sud. Olivier Guez nous raconte la fuite de &laquo;&nbsp;l&rsquo;ange de la mort&nbsp;&raquo;, &agrave; travers d&rsquo;abord l&rsquo;Argentine, puis le Paraguay et le Br&eacute;sil. Traqu&eacute; par la communaut&eacute; internationale et par les agents isra&eacute;liens du Mossad, la vie de Mengele tourne vite au cauchemar&nbsp;: parano&iuml;aque, son stress lui ronge les organes et le rend de plus en plus malade de jour en jour. Nous suivons donc l&rsquo;homme le plus recherch&eacute; de cette &eacute;poque jusqu&rsquo;&agrave; sa mort sur une plage du Br&eacute;sil en 1979.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tJe conseille vivement ce roman &agrave; tous les lecteurs quel que soit leur niveau de lecture, car l&rsquo;auteur a r&eacute;ussi &agrave; &eacute;crire un roman passionnant, que l&rsquo;on ne peut pas l&acirc;cher. En effet, Olivier Guez a r&eacute;alis&eacute; un travail d&rsquo;historien exceptionnel, son livre est dot&eacute; d&rsquo;une immense quantit&eacute; de d&eacute;tails et d&rsquo;informations historiques qui rendent le livre tr&egrave;s int&eacute;ressant. Quant au style, ce roman est &eacute;crit d&rsquo;une telle fa&ccedil;on qu&rsquo;au fil des pages on s&rsquo;identifie au personnage, on se sent traqu&eacute; en m&ecirc;me temps que Mengele. C&rsquo;est l&agrave; que l&rsquo;on voit toute l&rsquo;&eacute;tendue du talent d&rsquo;Olivier Guez, qui a parfaitement su &eacute;crire un roman historique d&rsquo;une telle qualit&eacute;, tout en roman&ccedil;ant avec brio la fuite d&rsquo;un personnage aussi diabolique.&nbsp;<strong>Tom Chaurand<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>Nos richesses,<\/em><\/strong><strong> Kaouther Adimi<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tLa librairie Les vraies richesses, &agrave; Alger, est rachet&eacute;e en&nbsp;2017 pour devenir une boulangerie. Ryad, qui doit la vider,&nbsp;voit son objectif se compliquer par un vieil homme nomm&eacute;&nbsp;Abdallah. Il a connu Edmond Charlot, celui qui a ouvert ce&nbsp;petit paradis de litt&eacute;rature en 1935, et a repris la direction des&nbsp;Vraies richesses quand elle s&rsquo;est transform&eacute;e en biblioth&egrave;que&nbsp;dans les ann&eacute;es 90.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tKaouther Adimi raconte avec douceur. Aucun passage&nbsp;n&rsquo;agace le lecteur ou le pousse hors de soi. C&rsquo;est un voyage&nbsp;fabuleux et d&eacute;licat, entre les carnets d&rsquo;Edmond Charlot invent&eacute;s par l&#39;&eacute;crivain, la sagesse d&#39;Abdalah, le nettoyage de Ryad et l&#39;histoire alg&eacute;rienne.&nbsp;Ce roman est apaisant par son&nbsp;calme toujours pr&eacute;sent, m&ecirc;me quand il s&rsquo;agit de parler de la Seconde guerre mondiale ou autre drame qu&#39;a v&eacute;cu l&#39;Alg&eacute;rie.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tDe surcro&icirc;t, les personnages sont attachants, sensibles et&nbsp;fouill&eacute;s en profondeur, on comprend le caract&egrave;re de chacun&nbsp;en &agrave; peine quelques phrases. La solidarit&eacute; du voisinage de la&nbsp;librairie est surprenante, on appr&eacute;cie la d&eacute;couverte de cette&nbsp;ambiance et on aimerait &ecirc;tre en Alg&eacute;rie avec eux. C&rsquo;est un roman poignant au style d&#39;&eacute;criture simple, accessible &agrave; tous, et qui est enrichissant &eacute;motionnellement et culturellement.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tLe&nbsp;r&eacute;cit a un rythme parfait. Les anecdotes sont captivantes comme celle qui nous explique comment continuer &agrave; publier des livres en p&eacute;riode de guerre quand il n&#39;y a plus de papier.&nbsp;<strong>Th&eacute;oline Lanckriet<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>Niels<\/em>, Alexis Ragougneau<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tCopenhague, 1945. Niels Rasmussen, r&eacute;sistant danois sp&eacute;cialis&eacute; dans les explosifs rentre chez lui apr&egrave;s une derni&egrave;re mission de sabotage, le Danemark est lib&eacute;r&eacute; de ses occupants. Tout va bien pour Niels qui est un h&eacute;ros de la guerre et dont la compagne, Sarah, r&eacute;sistante elle aussi, attend un enfant. Tout ce bonheur sera contrari&eacute; par l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un &eacute;trange courrier anonyme dont le contenu alerte Niels et le force &agrave; se rendre &agrave; Paris en urgence&nbsp;: en effet, Niels &eacute;tait avant la guerre, metteur en sc&egrave;ne &agrave; Paris. Le courrier lui apprend que son ami Jean-fran&ccedil;ois Cannonier, dont il mettait en sc&egrave;ne les pi&egrave;ces avant le conflit, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; et va &ecirc;tre jug&eacute; pour collaboration et intelligence avec l&rsquo;ennemi. Niels cherche alors des r&eacute;ponses et se d&eacute;cide &agrave; partir pour Paris, pour comprendre, et sauver son ami qu&rsquo;il croit innocent des crimes dont on l&rsquo;accuse. Il va alors d&eacute;couvrir la France de la lib&eacute;ration, une France d&eacute;chir&eacute;e entre collaboration et r&eacute;sistance, entre le bien et le mal, l&rsquo;obscurit&eacute; et la lumi&egrave;re.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;Alexis Ragougneau, auteur de th&eacute;&acirc;tre &agrave; succ&egrave;s, revient en force avec un roman cette fois. On sent tout de m&ecirc;me que le th&eacute;&acirc;tre reste extr&ecirc;mement pr&eacute;sent, pour ne pas dire omnipr&eacute;sent dans la nouvelle &oelig;uvre d&rsquo;Alexis Ragougneau. Ce livre est d&rsquo;une &eacute;criture simple, &agrave; la port&eacute;e de beaucoup, mais qui d&eacute;crit pour autant tr&egrave;s bien des choses compliqu&eacute;es, comme les difficult&eacute;s de l&rsquo;amiti&eacute; et les m&eacute;andres du courage et de l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sme. Un &eacute;l&eacute;ment int&eacute;ressant est le fait que l&rsquo;auteur a ins&eacute;r&eacute; dans son roman deux pi&egrave;ces de th&eacute;&acirc;tre tr&egrave;s courtes en un acte, mais pour d&eacute;crire des passages pas fondamentalement indispensables &agrave; la compr&eacute;hension de l&rsquo;histoire.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tUn bon livre, qui nous fait nous poser des questions, et qui nous fait nous interroger sur le r&ocirc;le de certains &agrave; la fin de la seconde guerre mondiale, sur l&rsquo;atteinte qu&rsquo;ont pu avoir la guerre et ses cons&eacute;quences sur des esprits dans le doute et la recherche de r&eacute;ponses.&nbsp;<strong>Tom Chaurand<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>Un certain M.Piekielny<\/em><\/strong><strong>, Fran&ccedil;ois-Henri D&eacute;s&eacute;rable<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tApr&egrave;s avoir lu dans La promesse de l&rsquo;aube qu&rsquo;un certain&nbsp;M.Piekielny avait connu et cru en l&rsquo;avenir du c&eacute;l&egrave;bre auteur&nbsp;Romain Gary lorsqu&rsquo;il &eacute;tait enfant, Fran&ccedil;ois-Henri D&eacute;s&eacute;rable part sur ses traces et cherche &agrave; comprendre qui est cet homme inconnu &agrave; la barbe roussie par le tabac.&nbsp;M&ecirc;me si le livre est une enqu&ecirc;te, un myst&egrave;re reste&nbsp;irr&eacute;solu : pourquoi l&rsquo;auteur a-t-il &eacute;t&eacute; autant int&eacute;ress&eacute; par cet&nbsp;homme ? Peut-&ecirc;tre est-ce parce que durant tout le livre,&nbsp;Fran&ccedil;ois-Henri D&eacute;s&eacute;rable m&ecirc;le son histoire &agrave; celle de Romain&nbsp;Gary, et peut-&ecirc;tre a-t-il pens&eacute; que M.Piekielny l&rsquo;aurait aussi&nbsp;aid&eacute; &agrave; atteindre son but : devenir un grand &eacute;crivain ? La&nbsp;pr&eacute;tention de l&rsquo;&eacute;crivain, se comparant &agrave; l&rsquo;un des plus grands hommes de lettres n&#39;est pas des plus plaisantes. Et si le roman est cens&eacute; &ecirc;tre consacr&eacute; &agrave; Piekielny, on en lit en fait beaucoup&nbsp;plus sur Romain Gary. Ceux qui auront aim&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&#39;approfondir le pass&eacute; d&#39;une personne banale et inconnue &agrave; la place d&#39;un grand d&eacute;j&agrave; renomm&eacute;, seront d&eacute;&ccedil;us.&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tOn se&nbsp;demande m&ecirc;me si Fran&ccedil;ois-Henri D&eacute;s&eacute;rable n&rsquo;a pas pris le&nbsp;vieil homme comme pr&eacute;texte pour faire un livre sur Romain&nbsp;Gary de mani&egrave;re plus originale. L&rsquo;enqu&ecirc;te est accrochante&nbsp;durant une courte dur&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; quelques phrases&nbsp;humoristiques ici et l&agrave;, s&ucirc;rement ajout&eacute;es pour s&eacute;duire le&nbsp;lecteur. Mais une fois cette petite partie pass&eacute;e, l&rsquo;histoire&nbsp;tourne en rond, ennuie et peine &agrave; avancer. De plus, la fin veut&nbsp;nous faire comprendre que la lecture permet tout et emporte o&ugrave; elle le souhaite, mais ce qui ressort le plus, c&#39;est qu&#39;elle nous fait r&eacute;aliser avec amertune que le livre ne nous a men&eacute;s nulle part, puisque M.Piekielny est un personnage invent&eacute;.&nbsp;<strong>Th&eacute;oline Lanckriet<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>Bakhita<\/em>, V&eacute;ronique Olmi<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tEn vue du Goncourt, j&rsquo;ai eu une fois de plus la possibilit&eacute; de lire un des ouvrages s&eacute;lectionn&eacute;s, celui-ci est nomm&eacute; <em>Bakhita,<\/em> il est &eacute;crit par V&eacute;ronique Olmi et est un roman abordant le sujet de l&#39;esclavage dans le monde.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tL&#39;histoire parle d&#39;une petite soudanaise qui se fait kidnapper &agrave; sept ans, se fait emmener loin de son village d&#39;origine et va passer de marchand d&#39;esclaves en marchand d&#39;esclaves o&ugrave; elle subira de multiples violences. Le consul d&#39;Italie la rach&egrave;te &agrave; l&#39;adolescence, avant d&#39;&ecirc;tre affranchie lors d&#39;un proc&egrave;s &agrave; Venise. Elle vouera sa vie aux enfants pauvres et deviendra religieuse.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tJ&#39;ai trouv&eacute; ce livre tr&egrave;s int&eacute;ressant parce qu&rsquo;il m&#39;a permis d&#39;en apprendre plus sur l&#39;esclavage, par exemple, j&#39;ai appris qu&#39;on abandonnait les esclaves trop faibles pour les marches d&rsquo;esclaves, et pour &eacute;viter qu&#39;un autre marchand ne les r&eacute;cup&egrave;re, on les attachait &agrave; un arbres pour qu&#39;ils ne s&rsquo;enfuient pas et meurent sur place .\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t&nbsp;C&#39;est avec ce th&egrave;me que le lecteur plonge dans ce qu&#39;on peut appeler &laquo; l&#39;intrigue de <em>Bakhita<\/em>&raquo;, ce roman qui vous prend au plus profond de vous-m&ecirc;me pour vous faire ressortir toute l&#39;empathie que vous pouvez avoir pour un individu. Bakhita, c&#39;est l&#39;espoir, Bakhita, c&#39;est l&#39;amour : l&#39;auteur ne d&eacute;cide pas de vous attrister, au contraire, avec Bakhita, elle essaye de vous montrer sans subjectivit&eacute; ce qu&#39;est la souffrance. En passant par les caprices insens&eacute;s de ses ma&icirc;tresses, et les tortures qui ne semblent plus s&#39;arr&ecirc;ter, Bakhita garde un certain espoir, en se rappelant des mots de sa m&egrave;re &agrave; son propos : &laquo;ma fille est douce et bonne. &raquo; et garde cette phrase comme directive. D&egrave;s le d&eacute;but on d&eacute;couvre qui est cette petite fille, et on se lie d&rsquo;amiti&eacute; avec, comme si on la connaissait depuis longtemps.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tN&eacute;anmoins, le seul argument n&eacute;gatif que je puisse trouver est le c&ocirc;t&eacute; r&eacute;p&eacute;titif de certains passages, notamment au d&eacute;but &agrave; chaque fois que Bakhita change de ma&icirc;tre, et j&#39;ai d&ucirc; lutter contre la lassitude que m&#39;apportait cette lecture au d&eacute;but de l&#39;histoire.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tA travers ce livre, l&#39;auteur montre du doigt ce que peut &ecirc;tre l&#39;horreur humaine. Il s&#39;agit d&#39;un roman tr&egrave;s enrichissant qui nous apprend que l&#39;&ecirc;tre humain a des ressources inimaginables. Je recommande&nbsp;ce roman car il s&#39;agit d&#39;une grande le&ccedil;on de vie.&nbsp;<strong>Stel Yus<\/strong>\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t<span style=\"font-size:16px;\"><span style=\"color:#008080;\"><strong><em>Summer<\/em>, Monica Sabolo<\/strong><\/span><\/span>\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tDans ce livre, une adolescente nomm&eacute;e Summer dispara&icirc;t lors d&rsquo;un pique-nique entre amis. Pendant des semaines tout le monde la cherche, proches, polices, inconnus&#8230;Pour la famille de la victime issue de la bourgeoisie, c&rsquo;est une trag&eacute;die, le p&egrave;re avocat est admir&eacute; de tous. Ses coll&egrave;gues et amis se divisent en deux groupes&nbsp;: certains lui tournent le dos, d&rsquo;autres compatissent.<br \/>\n\tLa m&egrave;re, courtis&eacute;e par les hommes et envi&eacute;e par les femmes se retrouve seule, trait&eacute;e de folle et se renferme sur elle-m&ecirc;me. Le plus affect&eacute; est sans aucun doute son petit fr&egrave;re Benjamin. Adolescent perturb&eacute; vivant dans l&#39;ombre de sa s&oelig;ur qui est une jeune fille sublime, s&ucirc;re d&#39;elle avec &eacute;norm&eacute;ment d&#39;amis. Lui n&rsquo;a que peu d&#39;amis, voire pas du tout. Pendant quelques temps, il se r&eacute;fugie aupr&egrave;s des meilleures amies de sa s&oelig;ur&#8230; qui finissent par l&#39;abandonner aussi.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<br \/>\n\tCe livre est int&eacute;ressant pour les raisons suivantes&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\n\tBenjamin qui est le narrateur (39 ans), cherche des r&eacute;ponses sur cette trag&eacute;die qui a eu lieu il y a 24 ans. Il avait alors 15 ans, et cette enqu&ecirc;te lui permet &eacute;galement de comprendre des choses sur lui-m&ecirc;me, sur sa propre histoire personnelle.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\n\tDevenu asocial sans amis, fumant des joints, voyant un psy&#8230; il ne cesse de refaire le film de sa vie. Il a des flashbacks provoqu&eacute;s par des &eacute;l&eacute;ments du quotidien. Par exemple, lorsque 10 ans apr&egrave;s la disparition de sa s&oelig;ur il retourne sur les lieux du drame pour la chercher, il se souvient de Summer, qui avait perdu un bracelet. Pendant des heures, elle le cherche partout jusqu&#39;&agrave; en devenir folle sans r&eacute;sultats. Des semaines plus tard, elle le retrouve subitement &laquo; <em>comme s&rsquo;il l&#39;appelait <\/em>&raquo;. Benjamin attend que sa s&oelig;ur &laquo; l&#39;appelle &raquo;&hellip;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<br \/>\n\tCet ouvrage est perturbant car le cadre &laquo;&nbsp;spatio temporel&nbsp;&raquo; varie sans cesse&nbsp;:&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\n\tTant&ocirc;t le narrateur parle dans le pr&eacute;sent avec son psy &agrave; 39ans, tant&ocirc;t il en a 7 et observe d&rsquo; un coin de la pi&egrave;ce la r&eacute;ception de ses parents en admiration devant ces derniers, tant&ocirc;t il en a 15 et fume un joint avec son (seul) ami sur le canap&eacute; de ses parents, tant&ocirc;t encore 10 regardant sa s&oelig;ur se baigner dans le lac avec ses amis tandis qu&rsquo;il reste clou&eacute; sur sa chaise par sa peur de l&#39;eau, ou encore 20 dans le lit d&#39;une jeune femme..&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\n\tBenjamin est persuad&eacute; que sa s&oelig;ur est au fond du lac L&eacute;man (en Suisse ou se d&eacute;roule l&rsquo;histoire), et il ne cesse de faire d&rsquo;&eacute;tranges r&ecirc;ves mettant en sc&egrave;ne sa s&oelig;ur dans des situations &eacute;tranges &laquo; <em>cette nuit, j&#39;ai r&ecirc;v&eacute; de Summer dans sa chemise de nuit(&#8230;)depuis quelques temps, elle m&#39;appara&icirc;t dans une for&ecirc;t ou la v&eacute;g&eacute;tation semble perp&eacute;tuellement humide(&#8230;)Elle fait face &agrave; deux grands oiseaux&#8230;je sais que ce sont nos parents&#8230;&raquo; <\/em>Ces r&ecirc;ves montrent que Benjamin est perturb&eacute; par cette disparition. D&#39;autres fois il l&#39;imagine au fond du lac endormie, entour&eacute;e de poissons. Le lac devient pour lui un lieu sombre et hostile rempli de monstres.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\n\tOn se met &agrave; la place de Benjamin lorsqu&#39;il apprend que sa s&oelig;ur n&rsquo;est pas morte mais qu&#39;elle pr&eacute;f&egrave;re rester cach&eacute;e&nbsp;: Cela le plonge dans un &eacute;tat de sid&eacute;ration. Lorsque sa m&egrave;re lui r&eacute;v&egrave;le la v&eacute;rit&eacute; sur toute l&#39;histoire de sa disparition, il est forc&eacute; de reconsid&eacute;rer ce pique-nique, ces 24 derni&egrave;res ann&eacute;es. Une autre perspective s&#39;ouvre &agrave; lui, sa vie se positionne sous un nouvel angle auquel il n&rsquo;avait pas pens&eacute;.<br \/>\n\tEn conclusion, ce rebondissement montre que parfois, soit nous pensons avoir des certitudes sur beaucoup de choses, mais nous &laquo;&nbsp;oublions&nbsp;&raquo; de regarder les choses sous un angle diff&eacute;rent. Je mets &laquo;&nbsp;oublions&nbsp;&raquo; entre guillemet car parfois, cela est plus facile d&#39;accepter des choses avec des certitudes que de tout remettre en question, d&#39;avoir des doutes et d&#39;affronter la v&eacute;rit&eacute;.&nbsp;<strong>Sam Teboul<\/strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br \/>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Monica Sabolo nous raconte le drame d&rsquo;une riche famille suisse&nbsp; repr&eacute;sentative d&rsquo;un monde o&ugrave; pr&ocirc;nent &nbsp;la r&eacute;ussite sociale et les faux-semblants. C&rsquo;est Benjamen Wassner, le vilain petit canard de la famille qui nous relate la disparition de Summer, sa s&oelig;ur ain&eacute;e,&nbsp; lors d&rsquo;un pique-nique au bord du lac L&eacute;man. Cette journ&eacute;e, le hantera toute sa vie.&nbsp; Jamais il ne pourra l&rsquo;effacer de sa m&eacute;moire et pourtant des fragments de celle-ci en resteront flous.\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; envout&eacute;e, charm&eacute;e et troubl&eacute;e par ce livre d&eacute;stabilisant au plus haut point.\n<\/p>\n<p>\n\tJ&rsquo;ai plong&eacute; sans retenues &nbsp;dans l&rsquo;atmosph&egrave;re sombre et aquatique du roman malgr&eacute; un c&ocirc;t&eacute; morbide pouvant refroidir. On se&nbsp; noie tr&egrave;s vite dans l&rsquo;ab&icirc;me des pens&eacute;es du protagoniste &nbsp;et on ressent de fa&ccedil;on troublante sa phobie de l&rsquo;eau dont tous ses r&ecirc;ves sont impr&eacute;gn&eacute;s. &nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tCe livre nous tient en apn&eacute;e du d&eacute;but &agrave; la fin, il est &agrave; la fois angoissant et exaltant, &laquo;&nbsp;O&ugrave; &eacute;tais-je cette nuit-l&agrave;&nbsp;? O&ugrave; &eacute;tais-je toute ma vie&nbsp;?&nbsp;&raquo; On d&eacute;couvre certains souvenirs au moment o&ugrave; lui se les rem&eacute;more, des flashes qui lui reviennent associ&eacute;s &agrave; des images&nbsp; tronqu&eacute;es par sa m&eacute;moire, des secrets de famille qui ressurgissent&hellip; nous sommes au c&oelig;ur m&ecirc;me de ses pens&eacute;es.&nbsp; &nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tOn se rend compte que les apparences derri&egrave;re lesquels se cachent la famille Wassner ne sont que le reflet d&rsquo;esprits malades et d&eacute;truits d&eacute;j&agrave; bien avant la disparition de leur fille. C&rsquo;est finalement pour le personnage disparu qu&rsquo;on a le plus de sympathie et &agrave; qui on peut s&rsquo;identifier le plus facilement&nbsp;.Malgr&eacute; l&rsquo;empathie qu&rsquo;on a pour Benjamen &nbsp;j&rsquo;estime que le lecteur ne peut s&rsquo;y attacher totalement.&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\tPour conclure je conseille fortement ce livre dont l&rsquo;&eacute;criture est accessible &agrave; tous et ensorcelante, l&rsquo;histoire captivante et le d&eacute;nouement inattendu. Un coup de c&oelig;ur ni plus ni moins&nbsp;!<strong> Romane Gosse<\/strong>\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"center\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"justify\" style=\"margin-bottom: 0cm; font-weight: normal\">\n\t&nbsp;\n<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au cours d&#39;une apr&egrave;s-midi, alternant &eacute;changes et vifs d&eacute;bats autour des quinze ouvrages en lice, nos &eacute;l&egrave;ves ont vot&eacute; d&#39;une part pour leurs livres pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s mais aussi pour &eacute;lire leur d&eacute;l&eacute;gu&eacute;, charg&eacute; de repr&eacute;senter la classe lors de la d&eacute;lib&eacute;ration&nbsp;r&eacute;gionale. ] Les trois livres choisis (tierc&eacute; donn&eacute; dans l&#39;ordre alphab&eacute;tique d&#39;auteur) sont : La disparition &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/lyc-jules-ferry.fr\/?p=4071\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;L&rsquo;aventure du Goncourt continue&#8230; nos jur\u00e9s s\u00e9lectionnent leurs trois ouvrages pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":237379862,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advanced_seo_description":"","jetpack_seo_html_title":"","jetpack_seo_noindex":false,"jetpack_seo_schema_type":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_wpcom_ai_launchpad_first_post":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[6401],"tags":[6407,6516,6558,6612],"class_list":["post-4071","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-goncourt-des-lyceens","tag-1re","tag-francais-et-litterature","tag-lycee","tag-prix-goncourt-des-lyceens"],"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/peXVPZ-13F","jetpack-related-posts":[{"id":4069,"url":"https:\/\/lyc-jules-ferry.fr\/?p=4069","url_meta":{"origin":4071,"position":0},"title":"Rencontre des auteurs en lice pour le Goncourt le 12 octobre","author":"ce0750669v","date":"18 Oct 2017","format":false,"excerpt":"Notre journ\u00e9e tant attendue a d\u00e9but\u00e9 de bon matin \u00e0 l'auditorium de Jussieu, o\u00f9 nous avons \u00e9t\u00e9 accueillis par les organisateurs du Prix Goncourt des Lyc\u00e9ens : l'\u00e9quipe de l'Association Bruit de Lire, notre r\u00e9f\u00e9rente r\u00e9gionale de l'Education nationale, Ang\u00e9lique Guillerot-Malick, les r\u00e9f\u00e9rents de la FNAC et quelques journalistes. \u00a0\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Prix Goncourt des lyc\u00e9ens&quot;","block_context":{"text":"Prix Goncourt des lyc\u00e9ens","link":"https:\/\/lyc-jules-ferry.fr\/?cat=6401"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/lyc-jules-ferry.scola.ac-paris.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/arrive-680x510.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/lyc-jules-ferry.scola.ac-paris.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/arrive-680x510.jpg?resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/lyc-jules-ferry.scola.ac-paris.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/arrive-680x510.jpg?resize=525%2C300 1.5x"},"classes":[]},{"id":4066,"url":"https:\/\/lyc-jules-ferry.fr\/?p=4066","url_meta":{"origin":4071,"position":1},"title":"Prix Goncourt des lyc\u00e9ens 2017 : le marathon litt\u00e9raire commence pour la classe de 2nde 6 !","author":"ce0750669v","date":"25 Sep 2017","format":false,"excerpt":"Le prix Goncourt des lyc\u00e9ens est un prix litt\u00e9raire fran\u00e7ais organis\u00e9 par le minist\u00e8re de l'Education nationale, \u00e0 l'initiative de l'Association Bruit de lire, en partenariat avec la FNAC et le r\u00e9seau Canop\u00e9. Le jury est compos\u00e9 chaque ann\u00e9e d'environ 2000 \u00e9l\u00e8ves. 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