Sortie de la classe de 3e 4 au Mémorial des Martyrs de la Déportation

Lundi 08 novembre, la classe de 3e4 s’est rendue au Mémorial des Martyrs de la déportation, sur l’Île de la Cité, avec Mme Epelbaum et Mme Sansonetti. La matinée a été consacrée à la visite et la présentation du Mémorial, guidée par une réflexion sur le devoir de mémoire, ainsi qu’une intervention sur la Shoah, les déportations depuis le sol français et les différents camps.

Après un pique-nique au soleil, les élèves ont assisté à la projection d’un documentaire dans l’auditorium de l’Hôtel de Ville. Le documentaire présentait le camp de concentration de Terezin en Tchécoslovaquie. A l’occasion d’une visite de la Croix Rouge organisé par le Reich, une représentation de l’opéra Brundibar , chanté par les enfants du camp, avait eu lieu. Cette visite filmée était ensuite devenue un outil de propagande nazie afin de présenter le camp comme une colonie juive modèle. Une des enfants du chœur, rescapée du camp, y apporte son témoignage.

Cette journée fut conclue par un concert d’une heure donné par trois musiciens (piano, violoncelle, clarinette). Les berceuses interprétées étaient toutes des partitions écrites clandestinement dans les camps de concentration.

Les élèves ont pu s’entretenir avec la réalisatrice du documentaire Les enfants de Terezin et le monstre à moustache. Henriette Chardak y questionne Ela Stein, rare survivante de ce camp. Ela interprétait, à Terezin, le chat, dans l’opéra Brundibar, joué par les enfants juifs internés.

CR Mme Sansonetti

Projet Algérie

EXPOSITION IN SITU – GUERRE D’ALGÉRIE . PARIS, 17 OCTOBRE 1961 – 17 OCTOBRE 2021

Le 17 octobre 1961, une manifestation pacifiste est organisée par le FLN, à Paris, en réaction aux mesures discriminatoires du préfet Maurice Papon, imposant un couvre-feu à tous les Algériens.

Ce jour-là, la police réprime les manifestants dans un déferlement de violence, allant jusqu’à jeter des gens dans la Seine depuis plusieurs ponts parisiens. C’est également 11 538 Algériens qui sont alors interpellés dont 9 000 parqués, sans soins, au Palais des Sports. Le bilan estimé est de 200 morts et 400 disparus.

Une exposition réalisée par Mme Epelbaum et Mme Sansonetti a été accrochée dans les halls du lycée et du collège, relatant les faits au travers des unes de presse du 17 octobre 1961.

L’exposition met également en lumière les unes du 17 octobre 2011, dans lesquelles François Hollande déclarait que la « la République reconnaît avec lucidité « la répression sanglante » des manifestants. La funeste et célèbre photo de jean Texier « Ici on noie les Algériens » est également exposée et expliquée.

La funeste et célèbre photo de jean Texier « Ici on noie les Algériens » est également exposée et expliquée.

L’exposition restera en place du 12 octobre au 15 novembre.

CR de Mme Sansonetti

Mention spéciale obtenue par nos élèves au CNRD !

L’an dernier, les élèves de la classe de 1ère1, sous la conduite de leur enseignante Madame Cuirot et des professeures documentalistes ont participé au concours national de la résistance et de la déportation. Le jury n’avait pas pu se tenir l’an dernier en raison du covid. Le thème de 2020 « 1940, comprendre, refuser, résister » a été reconduit en 2021 et le jury s’est tenu il y a peu.

Leur travail sur le lycée Jules Ferry durant la seconde guerre mondiale (journal apocryphe « le Ferry libre ») a été distingué par le jury académique du CNRD qui lui a attribué une mention. En raison des conditions sanitaires, il n’y aura pas de grande cérémonie en Sorbonne pour la remise des diplômes. En revanche, les élèves recevront un diplôme et un prix .

Félicitations à toutes et tous !

CR de Madame Cuirot

Des élèves de 3e 4 deviennent Ambassadeurs de la mémoire

Au Mémorial de la Shoah, à Paris

Depuis 2015, date du 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, les onze lieux de mémoire de la Shoah en France organisent des manifestations communes chaque 27 janvier, Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires. Pour ce faire, ils réunissent de jeunes ambassadeurs de la mémoire, porteurs de la mémoire de l’un de ces lieux, à l’occasion d’une rencontre nationale, en les associant aux cérémonies officielles à Paris.

Madame Elpelbaum a porté ce projet en partenariat avec le Mémorial des Martyrs de la déportation de Paris et sa classe de 3e4. Six élèves volontaires sont ainsi devenus porteurs de la mémoire d’un lieu de la persécution, de l’internement, de la déportation mais aussi du sauvetage des Juifs de France, et se sont pleinement engagés dans une démarche de réflexion et de transmission autour des valeurs démocratiques et républicaines.

Dans les pas de Mme Epelbaum, Philomène, Mila, Maxence, Miyako, Alexandre et Isidore, accompagnés d’Arnaud Degrémont-Bernet, médiateur culturel du Mémorial des Martyrs de la déportation, ont poursuivi le travail de recherche de leur enseignante en souhaitant mettre en lumière Estelle Mouflarge, jeune lycéenne de 16 ans au Lycée Jules Ferry, déportée en 1943.

Les élèves ont également eu la chance de rencontrer d’anciennes déportées et rescapées du camp d’Auschwitz-Birkenau, et entendre leur témoignage, Mmes Ginette Kolinka et Julia Wallach. Ils ont participé à la cérémonie officielle au Mémorial de la Shoah en présence la Maire de Paris, Mme Hidalgo, et ravivé la flamme de la tombe du soldat inconnu sous l’arc de Triomphe.

Rencontre avec Julia Wallach

Et leur travail de mémoire continuera encore toute l’année… Avec leur classe, ils assisteront, en avril, à la projection de l’opéra pour enfants écrit par Adolf Hoffmeister et le compositeur tchèque-allemand Hans Krása en 1938, « Brundibár », interprété pour la première fois en 1943 par les enfants déportés du camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie occupée. En juin, ils se rendront à Lamorlaye, pour visiter le Lebensborn de France, centre de foyers, maternité et crèches nazi créé pour accélérer la création et le développement de la race aryenne.

A jamais imprégnés de cette expérience, les élèves de 3e4 sauront, à coup sûr, continuer à porter et transmettre le message du devoir de mémoire.

Cérémonie du ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe

Compte rendu d’Emilie Sansonetti, professeure documentaliste du collège

Rencontre de nos élèves de 3e 3 et 3e 4 avec Ginette Kolinka

Ce mardi 3 décembre au collège Jules Ferry, Paris 9ème, des élèves de troisième et de quatrième ont eu la chance et le privilège de rencontrer Ginette Kolinka, Juive, survivante du camp d’extermination de Birkenau.
En classe, nous avions lu son livre « Retour à Birkenau », pouvoir la rencontrer était très émouvant.

Ginette Kolinka nous a raconté son vécu de juive durant cette atroce période de la Seconde Guerre Mondiale. Elle raconte qu’Hitler considérait les juifs comme des parasites : il voulait les humilier avant de les exterminer. La famille a dû quitter Paris clandestinement pour la zone libre dans le sud de la France après avoir brûlé cartes d’identité et passeports.

Mais, suite à une dénonciation, le 13 mars 1944, « par une belle journée ensoleillée » : Ginette Kolinka, son père, son frère et son neveu sont arrêtés par la Gestapo. Ils sont ensuite déportés à Birkenau après être passés dans des cellules à Drancy. A Birkenau, c’est l’horreur : elle est battue, elle travaille énormément, Ginette est malade de honte quand elle doit se déshabiller et se dénuder totalement. Elle sera tatouée d’un numéro sur l’avant-bras. « Si tu n’étais plus capable de travailler, on t’exterminait dans une chambre à gaz ». A son retour des camps, Ginette Kolinka pesait 25 kilos. Son frère, son père et son neveu sont morts dans les chambres à gaz.

Certaines phrases m’ont touché et m’ont fait réfléchir à la chance que l’on a. En voici quelques-unes : « On était très très mal nourris et très sales », « On travaillait sous la pluie, sous la neige », « Il ne fallait jamais répondre au Kapo sous peine d’être battu très fortement ». Les Juifs n’étaient plus traités comme des êtres humains.

Merci à Ginette Kolinka d'être venue jusqu'à nous et de nous avoir raconté des moments difficiles de savie : " On n'oublie jamais tout ça". Elle nous a demandé de devenir en quelque sorte "passeurs de mémoire".

 Nicolas KANSKI, élève de 3ème3

 

 

 

Les élèves de 1ère L1 primés au Concours national de la Résistance et de la Déportation

La classe de première L1-Hida a remporté le troisième prix du concours national de la Résistance et de la Déportation et le prix spécial du Mémorial de la Shoah en épreuve collective.Des élèves de la classe ont passé également l'épreuve individuelle. Tous ont été méritants et l'un d'entre eux, Matteo Argence, a reçu le deuxième prix du jury.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu le mercredi 29 mai dans les prestigieux salons de l'Hôtel de ville. Lors de la cérémonie, les élèves ont entendu des discours d'historiens et de personnalités diverses, l'interprétation de plusieurs chants de la résistance. Un diplôme leur sera remis officiellement par notre proviseure, Madame Boury, jeudi 6 juin au lycée en présence de leurs familles. 

La classe de 1ère L1 à son arrivée dans les salons de l'Hôtel de Ville

La classe est appelée à rejoindre le podium à l'annonce des prix

Matteo Argence reçoit le deuxième prix  dans la catégorie "candidats individuels"

Remise de cadeaux à la classe et pose pour la photo officielle de l'académie

 

Le projet

Le film Mnemosyne aux enfers a été réalisé dans le cadre de la participation au CNRD 2019 sur le thème « Répression et déportation en France et en Europe, espaces et histoire 1939/1945 » par les élèves de première littéraire 1 du lycée Jules Ferry, encadrés par leur professeur documentaliste, Hélène Pochet, leur professeur de lettres, Marina Plus et leur professeur d’histoire, Marie Cuirot.

Le diaporama a pour base la chanson « Sans y penser » extraite de l’opérette-revue Le Verfügbar aux enfers que Germaine Tillion écrivit en déportation au camp de Ravensbrück au cours de l’hiver 1944-1945. La résistante du réseau du Musée de l’Homme livre ici, avec la précision de l’ethnologue et un sens aigu de l’autodérision, l’arrestation, la déportation et les terribles conditions carcérales des déportés politiques NN de Ravensbrück. Elle utilise le timbre d’une valse populaire composée par Norberg Glanzberg dans les années 30 dont le rythme chaloupé souligne par contraste l’horreur de « l’enfer » concentrationnaire.

Après un intermède instrumental, un dernier couplet mémoriel a été écrit et chanté par les élèves. Ils y évoquent leur prise de conscience, par leur participation au CNRD, de ce que fut la répression et la déportation des juifs et des résistants. A leur tour, grâce aux cours d’histoire, aux témoignages des rescapés (en particulier ceux d’Eva Tichauer et d’Ida Grinspan), aux visites du mémorial de la Shoah de Paris et de Drancy et aux conférences de Annette Wieviorka, Tal Bruttmann, Ophir Levy et Fabrice Grenard, ils deviennent porteurs de mémoire.

Ce film a été montré lors de la nuit européenne des musées à la cité du patrimoine et de l'architecture, dans le cadre du dispositif « la classe, l’œuvre ». Il complétait la présentation de la maquette de la cité de la Muette (Drancy) sous un angle architectural, historique et mémoriel.

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Les 4e 4 vous présentent leur magazine « Sur les traces de l’esclavage, d’hier à aujourd’hui »

 

Ce magazine, intitulé "Sur les traces de l'esclavage, d'hier à aujourd'hui", a été réalisé par la classe de 4e4, dans le cadre du cours d'histoire-géographie. Il retrace les différentes formes d'esclavage, de l'antiquité à aujourd'hui. Pour ce projet, les élèves ont été encadrés par madame Epelbaum et madame Chong.

Le magazine a été présenté au concours "La flamme de l'égalité", organisé par Les Ministères chargés de l’Education nationale et des Outre-mer, le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CNMHE) et la Délégation Interministérielle pour la Lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH).

Pour consulter le magazine dans son intégralité, cliquez ici.