Série littéraire de théâtre – Projet Artcena de la 2nde 7- Etude de 6 pièces contemporaines – 5/6


Voici le cinquième exposé Artcena sur la pièce Déesses, je me maquille pour ne pas pleurer, fait par Léonard Delage, Viktor Dawidowicz, Youssef El Gouhari, Antoine Leclerc, Vadim Marin-Pache-Maingot et Joseph Peyron.


Le groupe présentant son exposé à la classe

Héloïse Desrivières est une auteure française contemporaine, reconnue pour sa plume sensible et introspective. Dans ses écrits, elle s’attaque à des thématiques profondes telles que la douleur émotionnelle, les blessures du passé et la quête de soi. Son premier livre, Déesses, je me maquille pour ne pas pleurer, publié en 2020, a rapidement captivé un large public grâce à sa sincérité brutale et son approche poétique de la souffrance féminine.

Déesses, je me maquille pour ne pas pleurer est une pièce où Astride, une jeune maman infirmière et influenceuse raconte à ses abonnées comment elle essaye de s’en sortir après son accouchement.

Astride est une maman solo, elle a perdu son compagnon lors de sa grossesse dans un accident et elle a beaucoup de mal à faire face à ce deuil. Plusieurs fois dans la pièce, Astride nous plonge dans ses rêves où l’on peut observer les différents souvenirs qu’elle a avec lui.

Elle nous fait part de toutes ses pensées pendant ses rituels du soir. Quand son enfant est couché, elle utilise différents procédés pour retrouver une certaine beauté qu’elle recherche tout au long de la pièce. Ces rituels lui permettent de s’évader lors d’un court moment où elle n’a plus à se soucier de rien, elle rêve et nous raconte tout ce qu’elle voit dans son imaginaire.

Avec beaucoup d’humour et un langage cru elle nous parle de son corps en post-partum, elle confie les stratégies qu’elle a mises en œuvre pour se le réapproprier et voir son désir renaître. Pour l’aider, les femmes de son entourage ont des conseils ou des cadeaux plus ou moins inattendus : sa sœur esthéticienne lui apprend la cosmétique, sa mère l’initie à la magie et sa cousine l’aide à interpréter un rêve dans lequel elle parle une langue inconnue.

Petit à petit, elle apprivoise son corps transformé et sa nouvelle réalité pour renaître d’elle-même. Sa salle de bain devient un espace du sacré, elle parle de temple d’un sublime insoupçonné.

Série littéraire de théâtre – Projet Artcena de la 2nde 7- Etude de 6 pièces contemporaines – 4/6

Voici un quatrième exposé Artcena sur une pièce Jeunesse, Oiseau [Guide de survie] fait par Angie Amato, Nasrine Belarbi, Elisabeth Boulanger, Louise Emeriau, lina Nedjar et Gabriel Portier.

Le groupe présentant son exposé à la classe

Marie Christine Lê-Huu est une actrice et écrivaine Québécoise. Elle est née au Québec en 1970 d’un père vietnamien et d’une mère québécoise.

crédit photo© Maryse Boyce pour Artcena

Diplômée du conservatoire d’art dramatique de Québec en 1992. Elle devient codirectrice du théâtre Les moutons noirs, une compagnie de théâtre fondée en 1992 avec Normand Dareau. En 1995 elle lance une troupe de théâtre de marionnettes, Pupulus Mordicus, avec Pierre Robitaille et d’autres collaborateurs.

Après avoir joué pendant plus de 5ans dans Cornemuse, elle joue dans Toc toc toc. Elle prend la direction artistique d’une compagnie de marionnettes, le théâtre de l’Avant Pays. Elle y écrit et met en scène plusieurs pièces dont « ma mère est un poisson » et « Le voyage ».

Elle a également joué dans quelques films notamment Québécois comme Les mots gelés ou La polygraphe en 1997. Ses œuvres les plus connues sont Jouliks écrit en 2005 et également Oiseau [guide de survie] plus récemment.

Dans sa carrière elle reçoit plusieurs prix et honneurs tel que le prix littéraire Radio-Canada, le prix Sony Labou Tansi pour Jouliks en 2006 et d’autres nominations.

Cette pièce de théâtre, publiée en 2023, raconte l’histoire d’un enfant surnommé “Oiseau”, perçu comme différent par son entourage et qui, un jour d’hiver, disparaît mystérieusement. Cette disparition permet à ses proches de réaliser à quel point ils le connaissaient peu.

Oiseau [Guide de survie] est une pièce émouvante qui parle de la différence et de l’incompréhension. À travers l’histoire d’Oiseau, l’autrice nous invite à réfléchir sur notre façon de voir et d’accepter les autres.

Rencontre inspirante en classe de seconde 7 avec la scénariste Julie Birmant

Dans le cadre de leur projet annuel dédié à l’écriture, les élèves de la classe de seconde 7 ont eu l’honneur d’accueillir la talentueuse scénariste Julie Birmant.

Julie Birmant, née en 1974, s’est formée au cinéma en Belgique avant de se consacrer au journalisme et à la dramaturgie.

Après des collaborations avec France Culture et plusieurs festivals de théâtre, elle se tourne vers la bande dessinée en 2010 avec Drôles de femmes (©Dargaud), illustré par Catherine Meurisse.

Elle s’impose ensuite avec Pablo (2012-2014), une biographie de Picasso en quatre tomes, en tandem avec Clément Oubrerie.

© Dargaud

Ensemble, ils explorent d’autres figures artistiques, comme Isadora Duncan et Salvador Dalí (Gala, 2023). Ils créent aussi notamment la série « Une aventure de Renée Stone ».

Son travail, récompensé par le prix René-Goscinny, fait d’elle une scénariste incontournable de la bande dessinée.

Préparés par leur professeure de français, Mme Viennot-Franca, les élèves avaient eu l’opportunité d’explorer certaines œuvres de l’auteure, qu’ils avaient pu lire ou emprunter au CDI.

La séance orchestrée en duo par Mmes Birmant et Viennot-Franca, a débuté par une présentation du parcours riche et inspirant de Julie Birmant, suivie d’un échange rythmé et dynamique avec les élèves.

Ces derniers ont manifesté un vif intérêt pour les thématiques récurrentes dans ses albums, notamment la place des femmes dans la société, l’importance de l’art et des artistes, la création, le rôle des femmes dans le monde artistique…

Julie Birmant a su captiver son public, et les élèves ont été particulièrement émus d’apprendre qu’elle avait autrefois fréquenté leur lycée et grandi dans leur quartier. Comme eux, elle a vécu son adolescence dans ce quartier vibrant, empreint d’une histoire et d’une culture artistique foisonnantes.

Elle a également évoqué ses derniers albums, consacrés à l’illustre Salvador Dali, conçus sous la forme d’une trilogie en collaboration avec son partenaire, le dessinateur Clément Oubrié.

Le dernier volume de cette série est actuellement en cours de publication.

Les questions ont fusé, témoignant de l’enthousiasme palpable des élèves, qui se sont montrés curieux tant sur la genèse de ses œuvres que sur son parcours personnel. Ils ont exploré les spécificités de l’écriture scénaristique d’un album, la collaboration avec les illustrateurs, le processus de conception, ainsi que les relations avec les éditeurs.

La rencontre s’est conclue par une séance de dédicaces, laissant les élèves ravis et comblés par cette expérience enrichissante.

Série littéraire de théâtre – Projet Artcena de la 2nde 7- Etude de 6 pièces contemporaines – 3/6

Voici un troisième exposé Artcena sur une pièce Jeunesse, Lichen ,  fait par Pedro Beca Almeida, Aymen Rabah, Adam-Mohammed Rahmani, Hiroki Rispoli-Akazaki et Mathieu Vernier

Le groupe présentant son exposé à la classe

Magali Mougel, née en 1982, est une dramaturge et autrice française, reconnue pour ses pièces de théâtre contemporaines qui abordent des thèmes sociaux.


Après des études à l’Institut Littéraire de Toulouse et à l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre à Lyon, elle se consacre à l’écriture théâtrale.

Magali Mougel se présente et commente son oeuvre

Ses œuvres interrogent des sujets comme la condition féminine, le monde du travail, l’isolement et l’identité.

Parmi ses pièces les plus marquantes, on retrouve Erwin Motor, dévotion (2011), qui aborde la déshumanisation dans le travail, Guérillères ordinaires (2017), donnant voix aux femmes confrontées à des violences structurelles, et Penthy sur la bande (2015), une adaptation de Kleist.

L’écriture de Mougel se caractérise par un langage direct et une dramaturgie puissante, mettant en lumière les faiblesses et les forces de ses personnages.

Autoportrait vidéo de Magali Mougel pour découvrir son travail et son univers

Dans le milieu théâtral, Magali Mougel collabore avec de nombreux metteurs en scène, participe à des résidences d’écriture et enseigne également l’écriture dramatique. Son travail est souvent présenté dans des festivals, traduit et joué à l’international, montrant la grande portée de ses thématiques et son style unique.

Tandis que des travaux de démolition sont en cours pour réhabiliter un milieu urbain, un homme tenant à sa maison , décide de résister et refuse d’abandonner sa maison, ses pigeons, ce lieu où il a grandi et élevé sa fille .

La jeune fille vit seule à présent avec son père. Elle va à l’école tandis que son père est sans emploi. Elle est perdue entre sa mère absente et son père qui s’accroche à une maison que rien ne sauvera de la ruine.

Représentation de la pièce au théâtre de Belleville

Son père lui enseignera à ne pas se résigner, alors qu’elle est elle-même confrontée à la brutalité des autres enfants à l’école.


Représentation de la pièce au théâtre de Belleville
Magali Mougel lisant et commentant des extraits de sa pièce

Ce livre est assez triste mais raconte avec brio la descente aux enfers d’une famille tiraillée par la société.

On a trouvé ce livre d’une profondeur poétique exceptionnelle, le dialogue est original et la manière dont l’histoire est racontée nous immerge directement au cœur de l’histoire.


Représentation de la pièce au théâtre de Belleville

Malheureusement, nous trouvons que la fin arrive un peu trop vite mais elle est tout de même bien amenée avec le passage sur le harcèlement scolaire, dont est victime la jeune fille.

Ce livre dénonce des faits de société actuels et nous a fait découvrir comment quelqu’un de très triste peut voir le monde.


Représentation de la pièce au théâtre de Belleville

Différents passages montrent en fait comment les gens dans le besoin préfèrent se cacher derrière leur fierté plutôt que demander de l’aide. Par exemple, dans l’un des passages, la petite a besoin qu’on lui apporte des soins mais préfère cacher la vérité à son père.

Série littéraire de théâtre – Projet Artcena de la 2nde 7- Etude de 6 pièces contemporaines – 2/6

Voici un deuxième exposé Artcena sur une pièce Jeunesse, Glovie ,  fait par Lucie Socha, Ellyne Chanove, Blanche Garron, Antoine Priour , Apolline Gérard-Vifquain  et Rose Vuilly.

Le groupe présentant son exposé à la classe
Réalisation d’un powerpoint pour présenter l’oeuvre


Julie Ménard est une figure montante de la littérature et du théâtre contemporain en France. Connue pour sa plume légère et sa capacité à capturer la complexité des relations humaines, elle est à la fois metteuse en scène et écrivaine.

Julie Ménard est née le 29 mai 1973 et a grandi dans une famille qui l’a énormément encouragée dans sa créativité. Durant ses études, elle s’intéresse à la littérature avant de se tourner vers le théâtre, où elle écrira plusieurs de ses œuvres.

Glovie et sa mère Inna vivent en France depuis sept ans dont quatre années déjà dans un hôtel pour migrants. Inna fait tout ce qu’elle peut pour s’occuper de sa fille, mais dans son travail, elle n’a pas le choix des horaires. Comme Inna est serveuse, dans un bar, la nuit, Glovie doit rester seule et sage entre les quatre murs de cette chambre minuscule.

Pour supporter cette vie, elle s’en invente d’autres, se dote de pouvoirs surnaturels, cherche le moyen de s’échapper, de vivre un peu, elle aussi. Jusqu’à se mettre en danger.(© Ecole des Loisirs)

Notre classe de 2nde 4 rencontre les autrices Marie NDiaye et Marie Nimier

La classe de 2nde4 à République, le jeudi 13 février

Dans le cadre du projet de classe « Prix des lycéens Folio 2024-2025 », les élèves de seconde 4 de Mme Dehamel, professeure de français, et de Mme Manhès, professeure d’histoire, ont eu l’honneur de rencontrer au théâtre Le République les autrices Marie Minier et Marie NDiaye pour leurs ouvrages respectifs : Petite soeur et La sorcière.

Un riche échange a eu lieu, illustrant l’intérêt vif des élèves pour les œuvres et leurs autrices.

La rencontre s’est achevée par une séance de dédicaces très appréciée.

Nos élèves à la séance de dédicaces

Le Prix des lycéens Folio rassemble 600 lycées à travers le pays et donne l’opportunité à des lycéens de participer à un jury pour voter pour leur roman préféré parmi une sélection de 6 titres, issus de la littérature contemporaine.

Le projet a débuté fin septembre. Cilya, élève de Tle ayant participé à l’édition 2022-2023, a joué cette année encore le rôle d’ambassadrice auprès de ses camarades de seconde, en leur présentant le projet. Elle a expliqué ce que le prix avait apporté aux élèves participants, tant sur le plan personnel que littéraire.

Lancement du Prix Folio des lycéens

La classe a également reçu Béatrice Madrid, chargée de communication à la Librairie de Paris, ainsi que Perrine Bernard, libraire, qui ont exprimé leur soutien envers ce projet. Ils ont également souligné l’importance du rôle des élèves en tant que jurés pour ce prix littéraire.

Ce moment a permis aux élèves de se familiariser avec la sélection des ouvrages en lice et de mieux comprendre l’enjeu du projet.

Au cours de l’année, dans le cadre de leurs cours de français, les lycéens se sont plongés dans la lecture des ouvrages, tout en réalisant des fiches de lecture et des analyses approfondies.

En écho avec les livres de la sélection La grande ourse de Maylis Adhémar et Croire aux fauves de Nastassja Martin, portant notamment sur des thématiques environnementales,

les élèves ont participé à une projection suivie d’un débat autour du film documentaire Nous ne vendrons pas notre avenir de Niki Velissaropoulou.

Ils assisteront au spectacle Plantasia, au théâtre Douze, fin mai.

Lors de la Nuit de la lecture du lycée, deux élèves de la classe, Clara et Victoire, ont partagé leurs réflexions devant un public enthousiaste aux côtés de Béatrice Madrid, chargée de communication à la librairie de Paris.

En mars, tous les lycéens éliront leur livre préféré, avant la proclamation des résultats prévue en mai 2025.

Le prix 2023-2024 avait été attribué à Lilia Hassaine.

Au lycée, avant de voter le vendredi 7 mars , nos élèves-jurés ont dû franchir différentes étapes :

  • Argumenter le choix de leur livre favori au sein de leur groupe

Après avoir constitué des groupes en fonction de leur livre préféré, nos élèves ont affiné leurs arguments, débattu entre eux et justifié leur choix. Ils ont attribué une note à leur livre coup de coeur, selon une grille de critères.

  • Présenter à la classe un choix argumenté
  • Voter individuellement en ligne sur le site officiel du Prix des lycéens Folio

Les notules rédigées par les élèves seront mises en avant sur les ouvrages en lice. La classe sera invitée à visiter les différents espaces de la librairie et découvrira les différents métiers du livre.

Projet Convoi 77 : la classe de Tle6 mène une enquête historique

La classe de Terminale 6 devant le Mur des Justes, dans l’allée qui jouxte le Mémorial de la Shoah de Paris


À partir de la fin du deuxième trimestre et tout au long du troisième, dans le cadre de leur cours d’EMC, les élèves de Madame Manhès, professeure d’histoire, mèneront une enquête approfondie sur la vie de Flore Bielsky. Cette dernière, habitante du 9e arrondissement, a été déportée par le convoi 77. Il s’agissait du dernier grand convoi de déportation de Juifs depuis Drancy pour la gare de Bobigny le 31 juillet 1944, en direction du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

A l’occasion de ce projet, les élèves ont participé à la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité à la Sorbonne, le 30 janvier dernier.

Le lendemain, une séance au CDI leur a permis de découvrir le projet, d’en comprendre les objectifs et d’évoquer de premières pistes de recherche.

Le 11 février, les élèves ont visité les différents lieux de mémoire et espaces du musée-Mémorial de la Shoah.

Ils ont ensuite pris part à un atelier très intéressant : « Des vies de papiers, traces d’itinéraires singuliers dans les archives », dirigé par de passionnantes conférencières-documentalistes.

En explorant les parcours uniques de familles, d’hommes, de femmes et d’enfants juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale, les élèves se sont interrogés sur le rôle des archives dans la construction et la transmission de l’Histoire.

Grâce à leurs investigations, ils deviendront de véritables chercheurs, et rédigeront, en fin d’année, la biographie de Flore Bielsky. Après validation de l’association Convoi 77, celle-ci sera publiée sur leur site.

Ce projet scolaire permet aux élèves de s’immerger dans l’Histoire à travers une démarche de recherche et d’investigation, les rendant ainsi acteurs de la transmission de la mémoire. En retraçant le parcours de Flore Bielsky, ils contribuent à préserver la mémoire des déportés et à sensibiliser autrui aux enjeux de la lutte contre l’oubli et les discriminations.

La classe de Tle 5 participe au CNRD 2024-2025

Cette année, la classe de Tle 5 de Mme Cuirot, professeure d’histoire, participe au Concours National de la Résistance et de la Déportation sur le thème « Libérer et refonder la France (1943-1945) ».

Afin de préparer les élèves à ce prestigieux concours consacré à la mémoire, plusieurs sorties ont été organisées. Chaque semaine, les élèves se réunissent en groupe au CDI pour travailler sur ce projet qui se poursuivra jusqu’à la fin du mois de mars. La production collective issue de leur travail sera soumise au jury de cette compétition académique et pourra, selon les résultats, être sélectionnée pour une participation au niveau national.

Les élèves ont exploré les collections retraçant les moments clés de la Seconde Guerre mondiale, notamment la Résistance et la Libération de Paris, à travers des documents d’archives, des objets historiques et des témoignages.

Visite du Musée de la Libération de Paris le 29 novembre

Un questionnaire a guidé leur observation et leur réflexion sur les expositions.

A l’issue de la visite, chaque élève a dû rédiger un compte rendu personnel sur les éléments marquants de la visite et les enseignements retenus.

Exposition des « 20 portraits de Parisiens et Parisiennes dans la tourmente de la Shoah » : contribution de nos élèves de 3ème3

L’inauguration et la présentation de l’exposition « 20 portraits de Parisiens et Parisiennes dans la tourmente de la Shoah » aux autorités, a eu lieu mercredi 29 janvier de 14 à 16h à l’hôtel de ville.

Inauguration de l’exposition à l’hôtel de ville

Les élèves de 3ème3 de Mme Manhès ont réalisé pour l’exposition un travail consacré à Gilberte Nissim, ancienne élève de notre lycée.

Des élèves de la 3ème3 et leur professeure, Mme Manhès

9ème panneau de l’exposition, consacré à Gilberte Nissim (et sa soeur Hédy), réalisé par la classe de 3ème3, à partir du travail de la classe de Tle6, promotion 2023-2024, de Mme Cuirot pour le CNRD

L’exposition physique des 20 panneaux circulera dans différentes institutions et établissements parisiens, dont notre lycée.

CR de Mmes Cuirot, professeure d’histoire et référente à la Damhec et de Mme Mazokopakis, professeure documentaliste pour le site

Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, en Sorbonne, le 30 janvier

Cérémonie de mémoire à la Sorbonne © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

Les élèves de Tle5 de Mme Cuirot, de Tle6 de Mme Manhès et de Terminale spécialité HGGSP de M. Nodé-Langlois ont pris part, le jeudi 30 janvier, à une cérémonie marquant la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité.

Cet événement solennel s’est tenu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, en présence d’élèves, d’enseignants et de nombreuses personnalités.

M. Olivier Dautresme, délégué académique à la mémoire, à l’histoire et à la citoyenneté (DAMHEC) a présenté le déroulement de la cérémonie et a introduit les allocutions de M. Bernard Beignier, recteur de la région Île-de-France et recteur de Paris et de M. Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah.

M. Beignier, recteur de la région IDF et recteur de Paris © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

M. Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

L’historienne Annette Wieviorka a ensuite pris la parole pour évoquer, à l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, les moments clés de la libération des camps par les forces alliées.


Mme Wieviorka, historienne © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

Elle a retracé le parcours des déportés, décrit les conditions de détention inhumaines et détaillé la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle a souligné la prise de conscience progressive du système concentrationnaire et le long cheminement qui a conduit à reconnaître la singularité de la Shoah.

Son intervention, à la fois instructive et émouvante, a particulièrement touché l’auditoire.


Ensemble vocal du lycée Jean de la Fontaine, dirigé par M.Choukroun © Sylvain Lhermie

L’émotion était palpable tout au long de la cérémonie lors des lectures, des témoignages de déportation, des intermèdes musicaux interprétés par l’ensemble vocal du lycée Jean de La Fontaine, sous la direction de M.Patrick Choukroun. Des chants symboliques, tels que Le Chant des Marais et un chant hébraïque, ont renforcé la portée de ce moment de recueillement.


Mme Sénot, rescapée et témoin © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

Le point culminant de la cérémonie fut le témoignage bouleversant de deux rescapées, Yvette Sénot et Arlette Testyler, interviewées par Hubert Strouk, responsable du service pédagogique du Mémorial de la Shoah. Leurs récits poignants ont profondément marqué l’auditoire, renforçant le devoir de transmission de la mémoire.


Mme Testyler, rescapée et témoin © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

Projection d’un court-métrage issu de la série « Les Immortels », constituée de cinq films réalisés par Éric Toledano et Olivier Nakache, en collaboration avec le Mémorial de la Shoah. Ces œuvres mettent en lumière une rencontre intergénérationnelle poignante entre un jeune d’aujourd’hui et un rescapé, témoin direct de la Shoah.

Nous avons écouté le témoignage de Léon Placek, interrogé par Camille.


Olivier Nakache, Eric Toledano et Camille © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

La lecture incarnée des élèves de Buffon d’un extrait de Sans nouvelles depuis Drancy de David Hury, a apporté une conclusion solennelle à cette matinée.

Elèves du lycée Buffon lisant un extrait du livre de David Hury © Sylvain Lhermie

Une minute de silence a été observée avant que la chorale n’interprète La Marseillaise, clôturant ainsi cette commémoration avec gravité et respect.

Ensemble vocal de Jean de La Fontaine © Sylvain Lhermie, photographe du recteur

Cette cérémonie avait pour but d’inciter les élèves à devenir, à leur tour, des passeurs de mémoire. Un appel à la transmission, en réponse aux mots d’Arlette Testyler : « Prenez la relève, j’ai besoin de vous. ».

Cérémonie coordonnée par M. Olivier Dautresmes, délégué académique à la mémoire, à l’histoire et à la citoyenneté (DAMHEC) et Mme Marie Cuirot, professeure d’histoire géographie.